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Actualites

Médiator et pilules: même combat?

samedi 28 mars 2020

Après l'affaire du Médiator , toujours en cours, c'est au tour des pilules de troisième génération de déclencher une nouvelle crise du médicament.

Les pilules contraceptives dites de 3e et 4e générations sont en première ligne, ainsi qu'une pilule beaucoup plus ancienne : Diane 35.

Toutes ces affaires sont de nature à nous interroger sur la qualité de la politique du médicament en France, d'autant qu'il est à déplorer une absence de réponse des pouvoirs publics, quand elle n’est pas totalement inadaptée.

Décider du non remboursement des pilules, sur ordre du ministère après la révélation d’un accident, dû aux effets secondaires d’une pilule de 3ème génération est somme toute assez illogique : un danger est réel réclame des mesures beaucoup plus impératives, comme le retrait du marché pur et simple ,qu'un déremboursement qui ne servira en rien pour protéger les femmes !

Quant aux pilules dites de 3e et 4e génération, ce sont les gynécologues qui les ont largement diffusées auprès des femmes, avec la certitude qu’elles étaient plus sures et qu’il était grand temps de profiter de ce progrès ! 

Ce sont les différents acteurs du système du médicament qui doivent être interrogés :

L’industrie pharmaceutique est également concernée en maintenant sur le marché des médicaments qu’elle devrait retirer de son propre chef. Il est évident que leur chiffre d'affaires est plus primordial que la santé publique. Au coeur du système français de prescription, elle  inonde les médecins de publicités tronquées et incite ses visiteurs médicaux à  booster le nombre de boites prescrites.

Le ministère de la santé n'a pas non plus les coudées franches de par les relais dans le monde politique qui empêchent de porter atteinte aux intérêts de l’industrie pharmaceutique.

La défaillance des agences de santé n'est plus à prouver, compte tenu des conflits d'intérêts de leurs responsables, à la fois juges et parties, dépendantes de l'industrie pharmaceutique et chargées d'autoriser ou non un médicament.

Les médecins prescripteurs, persuadé de la bonne information médicale glanée dans les revue scientifiques qui inondent leurs cabinet , accèdent aux demandes des patients qui sont souvent insistants à réclamer la prescription du dernier médicament sorti, conditionnés par la pression de la presse Santé et par l’absence de culture scientifique qui leur fait oublier que tout médicament a un rapport bénéfices/risques.

Si rien ne change dans ce système, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Seule une politique du médicament séparant strictement les fonctions de prescription, d'information, de mise sur le marché et de contrôle peut permettre d'éviter qu'à l'avenir un médicament dangereux puisse rester 10 ans sur le marché, être prescrit, remboursé par l'assurance maladie et tuer 2 000 personnes...sans en guérir une seule comme le fit le Médiator.

Seule une politique d’information indépendante rappelant aux usagers qu’il n’est pas de prescription sans risque, et que celui-ci doit être analysé loin des emballements médiatiques ramènera un peu de sérénité et de confiance dans un système de prescriptions qui enchaîne les dérives.

Il est d’autant plus urgent d’agir qu’au rythme actuel, nombre de femmes risquent de jeter leur pilule avec l’eau du bain, et que les conséquences pourraient en être dramatiques.